Mon art naît de la terre et lui parle à voix basse.
Il commence dans le grès , matière humble et magique, pétri comme une mémoire ancienne, baigné des pierres ardéchoises et des soleils d’ailleurs.
Mes mains creusent, façonnent, retiennent.
Elles n’imposent pas la forme, elles l’écoutent venir.
Chaque pièce est un seuil, un lien sans frontières, entre futile et sacré.
Dans les courbes, il y a des racines, des signes tus, des histoires qui ne demandent ni traduction ni explication.
Sous mes doigts, la terre devient langage, la cuisson une vérité.
Mon art ne cherche pas à séduire, il s’ancre, il résiste, il demeure.
Il dit la fierté d’être issu de plusieurs sols, la beauté d’être toujours debout, entre origines et imagination.
Ce que je façonne n’est pas seulement céramique.
C’est une présence.
Un fragment de monde rendu à la lenteur.
Jika©️ 7 février 20026