L’autre est celui qui arrive
avec un pas que je ne connais pas.
Il porte une langue qui ne m’habite pas,
un silence qui ne parle pas aux miens.
Je l'observe de loin,
pensant qu’il est frontière,
pensant qu’il est menace,
pensant qu’il est mon manque.
Mais il est aussi une question ouverte.
Il me déplace.
Il trouble la silhouette figée de mes certitudes
comme l’eau trouble l’argile
avant de la rendre façonnable.
Dans ses gestes étrangers,
je reconnais mes propres angles morts.
Dans ses blessures,
je devine celles que je n’ai jamais su nommer.
L’autre n’est pas l’opposé.
Il est le miroir imparfait,
celui qui ne reflète pas fidèlement
mais me révèle.
Il me force à me tenir droit,
à choisir entre la peur et l’écoute,
entre le rejet et la transformation.
Et parfois,
dans un regard partagé,
je comprends ceci :
sans l’autre,
je resterais une forme inachevée,
une terre jamais passée au feu.
Jika©2026
L’autre est celui qui arrive avec un pas que je ne connais pas.
Il porte une langue qui ne m’habite pas, un silence qui ne parle pas aux miens.
Je l'observe de loin,
pensant qu’il est frontière,
pensant qu’il est menace,
pensant qu’il est mon manque.
Mais il est aussi une question ouverte.
Il me déplace.
Il trouble la silhouette figée de mes certitudes
comme l’eau trouble l’argile
avant de la rendre façonnable.
Dans ses gestes étrangers, je reconnais mes propres angles morts.
Dans ses blessures, je devine celles que je n’ai jamais su nommer.
L’autre n’est pas l’opposé.
Il est le miroir imparfait, celui qui ne reflète pas fidèlement
mais me révèle.
Il me force à me tenir droit, à choisir entre la peur et l’écoute, entre le rejet et la transformation.
Et parfois, dans un regard partagé,
je comprends ceci : sans l’autre, je resterais une forme inachevée, une terre jamais passée au feu.
Jika©2026